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 Interview de José "Pelé" Landi-Jons (2001)

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Colossus
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MessageSujet: Interview de José "Pelé" Landi-Jons (2001)   Lun 18 Oct 2010 - 17:32

J'avais posté il y a quelques années cette traduction faite par moi-même d'une itw-fleuve de José "Pelé" Landi-Jons, l'un des plus grands vétérans du MMA et du NHB. Je me suis dis que ça intéresserait certains de la relire.

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Cette interview cible Pelé, grand combattant de MMA qui a commencé dans des confrontations très libérales, avec un minimum de règles.
Il a son style - agressif et spectaculaire, et sa personnalité - bagarreur, chercheur. Ca peut choquer autant que ça peut plaire. C'est pour cela qu'avant toute chose, je tiens à souligner le fait qu'il faille remettre les choses dans leur contexte, surtout pour les nouveaux connaissant peu le MMA.
C'est aussi pour ça que je poste cette interview datée de 2001: ça fait parti de l'histoire.

Après cette interview, il s'en est passé des choses... il a prit une clé de bras par Carlos Newton (après lui avoir tout de même passé un des plus stupéfiant coup de genou sauté au visage), prit un Ko par Lee Muray - alors qu'il dominait outrageusement le match, prit du poids pour combattre un Babalu qui n'arrivera pas à le faire capituler...
On souhaite le meilleur à Pelé, tout simplement parce que c'est un homme marquant dans l'histoire du MMA: il est l'un des 1ers - si ce n'est le premier à avoir fait une place au Muay Thai dans le MMA, c'est un showman, un combattant très charismatique qui jouait les prédateurs et donnait à ses ennemis le rôle des moutons égarés... Que demander de plus ?




Interview JOSE « PELE » LANDI-JONS (2001)

José "Pele" Landi Jons est né à Cuba, et a passé le plus clair de son temps à apprendre les valeurs familiales, le patriotisme et le courage. Il y fit ses premiers pas dans le sport, et grandit en apprenant à aimer les combats et à rêver de devenir un jour champion. Mais la vie réserve ses tournants, José et sa famille partirent de Cuba alors qu’il était encore jeune enfant, et le destin porta le jeune José Landi dans l’Amérique du Sud, au Brésil.
Avec l’apport de son père, boxeur de formation, et son goût pour la compétition et l’esprit martial qui était ancré en lui, il grandit en se battant dans les rues du Brésil. La réalité lui donna l’envie d’apprendre à se défendre tout seul contre les diverses violences qu’il subissait. C’est ainsi que le Muay Thai et la Chute Boxe apparurent dans la vie du jeune garçon, et à partir de là le petit José Landi est devenu Pelé le combattant.

Ce qui arriva ensuite fait parti de l’histoire, Pelé développa ses techniques en s’entraînant à la Chute Boxe et devint l’un des + excitant, controversé et talentueux combattant de NHB (No Holds Barred – le minimum syndical de règles du Vale Tudo de l’époque), qui porta haut les couleurs du Brésil et de la Chute Boxe à travers le monde, avec honneur.

Parfois haït, et plus souvent adoré, Pelé nous montre maintenant pourquoi il est ce combattant si respecté, si honnête dans ce qu’il a accomplit sur les rings. Par le biais de cette longue interview traduite par mes soins (datée de 2001), Pelé va brasser un large panel de sujets, et va montrer qu’il n’a pas son pareil dans le monde du MMA !




- C’est un plaisir de vous interviewer Pelé !
Pele: Tout le plaisir est pour moi !

- Vous êtes né à Cuba, puis vous êtes parti au Brésil et vous avez adopté ce pays comme étant le votre. Quand êtes vous venu au Brésil, quel âge aviez-vous ?
Pele: J’avais 7 ou 8 ans. J’ai vécu 1 an au Pérou, et après je suis parti pour le Brésil. C'était à cause du régime politique de Cuba : c’était le communisme et c’était très dur. Alors ma famille et moi sommes parti.

- Vous montrez toujours beaucoup de courage dans vos combats pour le Brésil, vous entrez sur le ring sur l’hymne nationnal Brésilien, en portant parfois un short aux couleurs de votre pays. Qu’est-ce que votre pays signifie pour vous ? Et pensez-vous qu’il y ait des préjugés sur les combattants Brésiliens de par le monde ?
Pele: Je ne crois pas qu’il y ait de préjugés. Tout le monde essaye de gagner. Pour le Brésil, je suis un immigré, mais en fait je suis le Brésil vous savez! Si vous regardez le Brésil, c’est un pays très jeune et tout le monde est un peu étranger ici. Je me sens chez moi. Il y a aussi quelque chose du patriotisme qu’on trouve à Cuba. J’ai été à l’école là-bas et on vous y apprend le patriotisme, le sport, et tous les trucs durs. Alors j’ai apprit à avoir du courage dans mes combats pour mon pays et c’est toujours resté en moi.


- Votre père était boxeur, et c’est lui qui vous a donné goût à la pratique du sport. Comment est né votre intérêt pour les Arts Martiaux et comment s’est faite la transition Boxe Anglaise / Muay Thai ?
Pele: J’ai fait de la Boxe durant ma vie entière. Mais après mon père s’est entraîné dans une nouvelle académie et s’est lié d’amitié avec un Capoériste appelé Burgues from Parana [un état du Brésil] très connu ici. Alors j’ai commencé à goûter à la Capoeira, et j’ai été prit dans un combat de rue durant lequel la Capoeira ne m’a servie à rien, alors j’ai décidé de laisser tomber ! (rires)
Je me disais « je veux aller à la Chute Boxe », c’était déjà bien connu à l’époque. Tout le monde en ville y allait « La chute boxe c’est le truc pour les durs, la chute boxe, la chute boxe… » tu sais comment ça marche, et j’ai voulu rencontrer le mec dont tout le monde parlait, le mec qui mettait des branlées à tout le monde, et ce gars c’était Rudimar [Rudimar Fedrigo, boss de la Chute Boxe], qui était jeune à cette époque. Alors ils m’ont emmené à l’académie Chute Boxe, j’avais 16 ans. J’étais vieux ! (rires) J’ai commencé à m’y entraîner très dur, et moins de 3 mois après, j’étais en train de combattre au Metropolitan Muay Thai championship! Que j’ai gagné ! Et c’était marrant car mon style de combat a émergé là, sur le ring.
C’était marrant parce qu’à un moment mon adversaire m’a donné un coup de pied retourné, j’ai été projeté dans les cordes et j’ai fait « non non » de la tête comme dans un film, avant de lui faire exactement la même chose et « bam ! » il a été touché à l’estomac, ce qui l’a projeté en dehors du ring ! Le public était fou ! Quand il est remonté, je l’ai prit en clinch et mit KO avec mes genoux !

- C’est vrai qu’après seulement 3 mois de pratique à la Chute Boxe vous avez participé au Brazilian Championship?
Pele: Oui, mais je ne pouvais pas le gagner. C’étaient tous des combattants bien plus expérimentés qui savaient comment gérer les combats et tout le reste. Alors laisse-moi te dire... dans ce Brazilian Championship je me suis mit des coups de genoux tout seul ! [rires] Je suis sérieux ! On a la vidéo. J’étais en clinch, et j’ai envoyé un coup de genou tellement haut que je me suis frappé le menton ! [rires] C’est marrant c’est ce que je retiens des visionnages de cette cassette vidéo.

- Et vous avez chancelé à cause de votre propre coup de genou ? [rires]
Pele: Non, mais je l’ai bien senti passer. [rires] C’est très marrant ! [rires]

- Rudimar a été votre premier maître de Muay Thai ?
Pele: Le maitre Rudimar avait ouvert 2 académies. L’académie mère était déjà pleine, et il en ouvrait une autre, vraiment bien faite sur 2 étages et il m’a dit d’aller là-bas. Un de ses étudiants, Noguchi, enseignait là-bas. J’ai étudié avec lui 6 mois, parce qu’après Noguchi a voulu ouvrir sa propre académie, tu sais comment ça se passe. Quand ils se sont séparés, il a prit tous les étudiants avec lui et je suis le seul a être resté avec Rudimar.

- Tout le monde sait que l’entraînement au Muay Thai est très dur et demande beaucoup de sacrifices. N’avez-vous jamais pensé à abandonner quand vous étiez petit ?
Pele: Jamais, jamais! J’avais besoin de me défendre tout seul tu sais. Et la meilleure manière d’y arriver était d’aller à la Chute Boxe, pour vraiment être capable de me défendre dans la rue.

- Vous vous êtes beaucoup battu dans les rues du Brésil quand vous étiez jeune ?
Pele: Oh, j’étais tout le temps en train de me battre. Même si j’ai une mauvaise image, il faut savoir que je n’ai pas été lié à un combat de rue durant ces 7 dernières années. Dur de se débarrasser de cette image. J’étais très agressif, en train de me battre tout le temps. Je pesais 67 kilos, tu peux imaginer ? C’était facile de se pointer et de me chercher la merde [rires], mais j’étais très rapide, avec le sang chaud…
Et mon père était un combattant, alors il n’aimait pas me voir me battre, alors si je me battais… Je « recombattais » encore à la maison ! C’était dur ! Dieu ! Un paquet de fois j’ai voulu rester en dehors de chez moi pour pleurer, car il n’était pas question de rentrer avec les yeux humides! J’avais peur de mon père ! En fait mon père était quelqu’un de très gentil, mais tu sais comment ça se passe.

- Quand avez-vous réalisé que vous alliez devenir professionnel et donc passer tout votre temps à l’entraînement ?
Pele: La première fois que j’ai été jeter un oeil à la Chute Boxe, j’y suis allé seul. Et là j’ai vu un mec nommé Edimar, élève de Rudimar. C’était un super combattant… il était parfait ! Des gens le filmaient, des gens le regardaient et kiffaient, et lui s’entraînait dur ! Globo (la plus grosse chaîne de tv Brésilienne) était également là, c’était en 1988. Il était allé à Los Angeles pour combattre dans un championnat… Et ça avait été merveilleux.
A ce moment je me suis dit « Waow. Je vais faire pareil ! » J’avais l’habitude de voir mon père sur le ring donc cette sensation je l’avais en moi depuis tout jeune. A Cuba déjà, ma grand-mère vivait près d’un gymnase, un club de Boxe que j’avais visité !

- Avez-vous eu a quitter vos études pour vous lancer dans l’entraînement à plein temps ?
Pele: J’ai toujours étudié. Mais fut un temps où je ne pu pousuivre les deux à la fois. J’ai dû choisir entre étudier et m’entraîner. Il fut un temps où j’avais envie d’arriver très tôt le matin à l’académie et repartir tard le soir à 22h ! Je crois que durant 36 mois je me suis entraîné au Muay Thai 7 heures par jour.



- Combien de combats de Muay Thai avez-vous fait avant de vous lancer dans le NHB? Y en a t’il dont vous vous souvenez en particulier ?
Pele: J’ai fait beaucoup de combats de Muay Thai. J’étais champion du Brésil mais je crois que mon premier combat a été celui qui m’a laissé la plus grosse impression. C’était contre un gars plus lourd que moi de 15 kilos, alors ça a été super.

- Comment le NHB est il apparu dans votre vie ? Fut-ce difficile de s’adapter à ce nouveau système de combat ?
Pele: Il y a pas mal d’années, ma femme et moi avions besoin d’argent, tu sais comment c’est, alors j’ai commencé à chercher autour de moi et j’ai dit à Rudimar que j’avais l’intention de combattre en NHB, et il m’a dit « Et bien Pelé, tu sais tu dois gagner. » Et j’ai dit « Ok, je sais ».
Alors après ça j’ai chercher partout des combats. Je me souviens que durant mes recherches, un des mes élèves m’a amené à São Paulo et là-bas j’ai combattu… C’est arrivé comme ça. Ca n’a pas été dur de s’adapter. Je n’ai jamais cru en autre chose que le courage ! A la Chute Boxe, on faisait toujours du Jiu Jitsu Brésilien avec Maître Nico, qui était un mec s’étant entraîné avec pas mal de Gracie des années auparavant, il est mort à l’âge de 67 ans. Il nous a tout apprit dans les débuts, tous les fondamentaux de notre sport.

- Comment furent vos débuts en NHB ?
Pele: Ca s’est déroulé en 1990 ou 91, dans un challenge entre la Chute Boxe et la Capoeira. Ils nous avait défié ; ils m’avaient choppé sur la plage avec 40 d’entre eux ! Je leur avait dit que ça ne s’arrêterait pas là. Je suis ensuite revenu ici Curitiba et je l’ai dit au maître. On est parti à leur académie foutre le bordel, et on a conclu une date de rencontre pour régler une fois pour toutes. Ca a été super, tous les membres de la Chute Boxe ont mit KO leur opposants !

- Y a-t-il eu de nombreux défis de la sorte à la Chute Boxe, avant ?
Pele: Oui beaucoup! Je me souviens que j’étais trop léger et que personne ne croyais en mes capacités, alors des boxeurs venaient à l’académie pour me défier ! Dans les boîtes de nuit, des mecs arrivaient en disant « C’est qui ? C’est qui ? C’est lui Pelé?” et ils fonçaient sur moi pour me frapper ! Alors j’étais là tranquillement et d’un coup je devais me battre parce qu’on venait me défier ! Ca n’a pas été facile pour avoir la reconnaissance pour la Chute Boxe.



- Un de vos combats les plus mémorables, celui qui a fait connaître votre nom dans le monde entier, fut celui contre Jorge “Macaco” Patino, en 1996. Est-ce que sa façon de faire le bouffon, sa façon de combattre vous ont encore plus motivés pour le combat ?
Pele: J’ai ce vieux problème récurent, quand je prends quelque chose à coeur, j’ai 99% de chances de gagner. Mais Macaco est vraiment un mec sympa, je suis resté avec lui à Rio de Janeiro, et il a payé l’hôtel pour moi et d’autres trucs de genre, il a un coeur gros comme ça, c’est quelqu’un de bien, ça change de sa personnalité de combattant! C’est un vrai guerrier ! Il sera toujours dans la place.

- Il y a eu une grosse rivalité ...
Pele: Durant cette période les gens voulaient qu’il prenne la place de Rickson Gracie, il était sur les couvertures de magasines, et il était très bon effectivement.

- Quand vous avez pensé avoir le contrôle du combat, et que vous avez commencé à le punir, à quoi pensiez-vous? Aviez-vous l’exacte notion de ce que ce combat allait représenter dans votre carrière après ça ?
Pele: Je suis parti à São Paulo pour le combat sans rien savoir de lui, et j’ai un peu apprit sur lui en lisant un magazine 3 jours avant l’événement. Je savais que j’allais gagner, j’étais très bien préparé. J’étais sûr qu’il n’y avait personne au Brésil qui pourrait me prendre la ceinture du Brazilian Extreme Fighting.

- Peu de temps après il y eut la revanche avec Macaco au WVC en 1997. Vous attendiez-vous à un combat plus difficile que celui qui a eu lieu?
Pele: Je ne sais pas. J'y suis allé, et on s’est foutu dessus. Après ça ils ont mit Johil de Oliveira dans les combats alternatifs, et ça a été réglé. Si j’avais gagné le 1er combat, ils me mettaient contre Johil. Johil n’allait pas combattre normalement, vous savez. J’ai toujours beaucoup souffert de changements de dernière minute. Après il y eut un temps où c’était bien reparti pour moi, et ils m’ont mit contre Chuck Liddell (Liddell remplaça au dernier moment Wallid Ismail, l'Américain était plus lourd que Pelé NDT). Mais c’est comme ça qu’est la vie.

- Pendant longtemps il y eut une grande rivalité entre Macaco et vous, qq chose de très personnel. Est-ce vrai que vous vous êtes battus hors des rings?
Pele: Et bien il y a eu un incident entre nous deux durant une conférence de presse une fois, mais c’est du passé.

- Macaco a dit récemment que la rivalité entre vous deux est terminée, et maintenant vous vous respectez beaucoup l’un l’autre. Comment est votre relation avec lui ces derniers temps ? Que pensez-vous de lui maintenant?
Pele: De nos jours, il vient à Curitiba et kiffe la nuit avec mes élèves! Il est au bon endroit, parce que Curitiba est un endroit de guerriers ! Quand tu marches ici, tu peux sentir le besoin de combattre. C’est un mec bien !



- Après votre combat contre Macaco, une autre de vos grandes rivalités fut celle vous opposant à Johil de Oliveira. Durant le 1er combat, après une guerre incroyable, vous avez finit par perdre à la décision des juges. Pourquoi n’avez-vous pas pu appliquer votre style durant ce combat ?
Pele: Je crois que j’ai manqué de connaissances ce jour-là. Johil était bien plus expérimenté que moi, et il continuait le combat, il le contrôlait. J’étais atteint d’apathie, je ne le contrôlais pas dans ma garde, alors il continuais sans cesse de frapper. En même temps je n’ai jamais songé à abandonner, je recherchais juste la possibilité d’un extra-round de 15’00 de combat, mais ils ne l’ont pas permit. En fait, je n’étais plus en état de me battre pour cet extra-round. (ceux qui ont vu le combat et qui se souviennent de la tête de Pelé savent pourquoi – NDT)

- Une des plus impressionnantes photo que j’ai jamais vu fut celle de votre tête après votre 1er combat contre Johil...
Pele: J’ai jamais vu personne prendre aussi cher durant un combat!



- Quand vint le rematch en 1999, vous avez dominé le combat, défendu contre ses takedowns et avez gagné la décision après lui avoir infligé une grosse punition. Que pensez-vous avoir fait de différent par rapport au 1er match ?
Pele: J’étais super bien préparé; je savais que j’allais gagner. Je ne sais pas, je m’étais mit en tête de tuer Johil! [rires] Il y a eu un incident à l’aéroport! J’étais donc impatient de le combattre.

- J’allais vous le demander. Wanderlei Silva m’a un jour parlé de ça. Que s’est il passé à l’aéroport entre vous deux ?
Pele: Je le regardais, droit dans les yeux, et je lui ai lancé des noms d’oiseau. Il a dit « Arrêtes ça, tu peux pas faire ça! ». J’étais chaud. Il a voulu me serrer la main, il était fou? [rires] Il était là face à moi, tout bidon et après il veux me serrer la main![rires] C’était un peu trop ! Je l’ai regardé et je l’ai traité de fils de pute, et je lui ai dit que c’était un lâche ! Il a dit « Quoi ? » et je lui ai dit « T’en es un ». Tout le monde s’est jeté sur nous pour nous séparer. Y’avait un mec avec une malette, il s’est assit et a écrit toute l’histoire et l’a envoyé sur le net ! [rires].

- Je me souviens que durant ce combat vous sprawliez, défendiez ses takedowns et commenciez à le punir. Très proche du style de beaucoup de combattants de nos jours, et vous faisiez déjà ça il y a des années!
Pele: Clairement! Je disais déjà à l’époque que c’était le style qui allait cartonner, et personne ne me croyait. Et avant ça qui a appliqué ce style ? Maurice Smith! Il voulait pouvoir frapper tout le temps et tout le monde disait : « Qu’est-ce que fout ce mec à balancer des coups depuis la garde au sol ? » ça avait beaucoup de succès, mais maintenant que les coudes sont interdits par les nouvelles règles, c’est beaucoup plus dur de le faire.



- A l’IVC 5 vous vous êtes surpassé en battant Gerald Taylor, Jorge Pereira et Milton Bahia. Que représente cet événement pour vous ? Et que pensez-vous du fait de combattre 3 fois dans la même soirée ?
Pele: J’ai toujours aimé ça! C’est commun de nos jours de ne se battre qu’une seule fois. Mais pour combattre 3 fois dans la même soirée tu a intérêt à être bien préparé. Et à l’IVC c’est très marrant parce que tu devais enregistrer les petites intros vidéos avant les combats, plusieurs jours à l’avance [rires]. « Bien, maintenant je vais combattre pour la 2eme fois dans la soirée et j’espère gagner ! » Après, « Maintenant je me prépare pour le 3ème combat, je suis prêt, viens te battre ! » Et tout ça avant l’événement ! [rires] L’événement était tranquille. J’étais prêt et vraiment bien préparé.

- A l’IVC 6, vous avez fait face à Chuck Liddell, qui est maintenant au top de sa catégorie et qui combat au Pride et à l’UFC. Il a gagné à la décision. Pensez-vous que la décision était correcte? Et quelle fut votre plus grande difficulté pour ce combat ?
Pele: La seule difficulté rencontrée durant ce combat, c’est moi qui me la suis posée. Ma préparation physique était mauvaise. Je l’envoyais au tapis et je n’arrivais pas à le kicker au visage! C’était comme si ma putain de jambe était en plomb! Après je me suis dit « Je suis dans la merde ». Il était face à moi à quatre pattes et j’arrivais pas à le frapper ! Je me sentais très lourd, j’avais prit 5 kg en peu de temps, et je ne connaissais pas cette catégorie de poids.
Je n’étais pas habitué à combattre dans cette catégorie. La décision a été juste, il s’est relevé du knockdown. Et après ça [le promoteur/arbitre de l’IVC] Sergio Batarelli vient en face de moi et me dit « Allez ! Vas-y bon sang ! » [rires] Ca s’est passé comme ça.



- Dans votre combat contre Pat Miletich, qui fut le champion de l’UFC après ça, au WEF… Vous avez gagné le combat et êtes devenu le champion WEF. Quelle était la tension avant le combat ? Etiez-vous sûr de gagner là aussi ?
Pele: J’avais confiance. Parce que je savais que Miletich combattait en suivant les règles, au poids réglementaire. En fait il a abandonné à cause de son dos. Mais je l’ai fritté à coups de genoux au corps ; j’ai provoqué de gros dommages dans son corps. Y’a eu aussi des projections de sueur quand je lui ai mit les coups de genoux ! Après ça je l’ai frappé encore avec mes genoux, je l’ai amené au sol. Je recherchais la clé de jambe ! Je savais très bien que je n’allais pas gagner avec cette clé, mais je l’ai commencé pour l’alarmer, qu’il soit déconcentré pour ce qui allait suivre ; les coups que je lui ai mit au visage en me relevant.

- Après votre combat contre Miletich, vint votre fameux combat contre Dave Menne. Beaucoup de gens pensent que vous avez gagné ce combat et que vous le méritiez, mais la décision lui ait revenue. A quel point ça a été dur d’accepter cette décision ?
Pele: Ca n’a pas été difficile tu sais pourquoi ? Parce que Menne ne pouvait pas regarder mes yeux durant le combat. Il n’osait pas. J’étais de l’autre côté du ring avec Coleman qui me félicitait, plein de gens et de combattants qui me parlait, et Dave Menne est passé en boitant, la tronche pleine de sang, avec la ceinture, et quand il est passé près de moi il a regardé le sol, continuant à marcher.
Quand j’ai vu ça je me suis dit « Ok, y’a rien à dire de plus », cette décision c’était de la blague ! Le public scandait « USA, USA ! » et quand ils ont levé la main de Menne à la décision, vous auriez dû voir la réaction du public. Il y avait des gens qui quittaient le stade ! Alors que le main event était sur le point d’avoir lieu ! Je l’avais blessé, il ne faisait que reculer et se défendre tant bien que mal quand le combat s’est terminé. Je le foutais par terre et lui disais de se relever. Et c’était lui le lutteur !

- Pensez-vous que ce soit dur pour un combattant Brésilien de combattre au USA, de battre un combattant Américain à la décision si les juges sont Américains?
Pele: Regarde, ça n’a pas été difficile, c’est le propriétaire des lieux qui a voté, et il était contre moi. Il y avait d’autres mecs qui parlaient Portugais, mais il les entraînait aussi, donc je pouvais pas trop gagner de décision tu sais. En plus j’arrêtais pas de me foutre de lui et de faire le bouffon, alors c’était vraiment impossible de gagner la décision!

- Récemment un rematch entre vous et Dave Menne pourrait avoir lieu à l’UFC. Pensez-vous à une revanche avec lui ? Et que feriez-vous de différent dans ce rematch?
Pele: Dave Menne pour moi c’est juste un autre combattant. Je pense juste que Menne est classe, et qu’il s’est fait de l’argent dans un événement de seconde zone en peu de temps. Et t’as des athlètes comme moi qui combattent depuis 10 ans et qui ne se font pas autant d’argent. Mais c’est comme ça, Dieu lui donne tout ce succès pour une raison.
Mais j’ai une motivation particulière pour combattre Dave Menne. Il sait qu’il peut pas m’attraper, et il va devoir en accepter les conséquences. J’écraserai Dave Menne ! Je le passerai à tabac ! Je suis sérieux ! Je lui botterai le cul.

- Après ce combat au WEF, il y eut une grosse rivalité entre les combattants du camp de Dave Menne, spécialement Matt Hughes, et vous. Est-ce vrai que Hughes a voulut se battre avec vous à l’hôtel? Que s’est il vraiment passé ?
Pele: Ca s’est passé dans le coridor. Il est venu vers moi en me nargant : « Dave Menne a gagné, ouais! » et je lui ait dit : « T’es malade mon vieux, tu crois pas que je vais parler d’un truc que j’ai pas gagné ? »



- Avec toute cette rivalité, vous avez finalement combattu au Kowait au Warriors War. Vous avez gagné par KO, après l’avoir touché d’un coup de genou alors que Hughes tentait un takedown. C’est vrai que vous avez accepté d’aller à cet événement juste pour combattre Matt Hughes? Qu’est-ce que ce combat signifie pour vous ?
Pele: Oui bien sûr! Ce combat signifie beaucoup maintenant, mais à l’époque je ne me rendais pas bien compte. Mais je suis parti là-bas pour le combattre ! Je savais que le moyen de gagner était d’utiliser les genoux, mais c’est un vrai roc ! Un roc ! Très fort en contrôle en croix !

- Après le combat, d’une manière très respectueuse Matt Hughes est venu vous féliciter. Y a t’il encore de la rivalité ente vous deux? Avez-vous parlé après le combat?
Pele: Non! Il n’y a plus de rivalité ! C’était sur le coup. Il avait voulu me chauffer, je lui ai dit en quelque sorte : « Fais pas ça, parce que ça peut être dangereux pour toi ».


- Vous avez finit par perdre en semi finale contre Kareem Barklaev. Il y eut pas mal de plaintes de la part des combattants de cet événement en ce qui concerne Barklaev. Est-ce vrai qu’il a combattu au-delà du poids prévu pour cet événement ?
Pele: En fait il faisait très attention à son poids. Ce qu’ils ont fait, c’est qu’ils nous ont fait manger un bon gros dîner, après ça un gros petit-déjeuner, alors on prenait beaucoup de poids avant la pesée. Après le petit-déj ils sont arrivés avec les balances pour faire la pesée ! Avec ça je pesais 87kg, presque 88kg! Alors que je devais être aux alentours de 83 ou 84kg. Et Barklaev faisait autour de 91kg.

- Pensez-vous que le problème du voyage au Kowait vous ait porté préjudice pour ce combat?
Pele: Oui je crois. J’ai voyagé 54 heures ! J’ai beaucoup voyagé, et dès que je suis descendu de l’avion je suis allé courir pendant 1 heure parce que mes jambes étaient toutes molles après avoir été tellement longtemps assit ! Après j’ai mangé, dormit un peu, prit un petit déjeuner, été à la pesée et ensuite dans la cage pour combattre ! Tout s’est déroulé aussi vite que ça. Dur.

- C’était un peu le bordel...
Pele: Ils n’ont jamais eu de billet d’avion pour moi… En fait, Amaury Bitetti a abandonné avant l’événement. Il était supposé se battre contre un partenaire de Barklaev, et il a dit : « Je vais pas me battre contre ce mec ! » et je lui ai demandé pouquoi, et il m’a dit : « Regarde la taille des mains de ce mec ! » [rires] et on a beaucoup rit, parce que le mec avait une main énorme ! Avec des doigts bizarres, incroyablement gros. [rires] Mec ! J’ai regardé et la main de ce gars était gigantesque! [rires] Mon Dieu ! La vérité, blague à part, c’était que ce type était beaucoup trop lourd pour Amaury, c’était complètement absurde, et Amaury a bien fait de lâcher l’affaire. C’est un mec intelligent.

- Voudriez-vous avoir la possibilité de recombattre Barklaev dans le futur ?
Pele: C’est clair, en fait je crois que je ne suis pas un mec pour lui. Quand j’ai vu son premier combat, je me suis dit que c’était vraiment un mauvais combattant. Il a combattu contre un Espagnol et il avait plein de problèmes. Mais ensuite contre moi il a pu faire tout ce qu’il voulait ! Il a dominé le combat. Je n’ai rien pu faire contre lui. Je n’étais pas moi-même.


- Après pas mal de négociations avec l’UFC, vous êtes allé finalement au Pride FC, contre Daijiro Matsui. Des gens ne sont pas d’accord avec la décision des juges, qui donnait Matsui vainqueur. Que pensez-vous de ce combat ? Pensez-vous que le carton jaune que vous avez reçu à contribué à cette décision ? (Pelé a envoyé plusieurs coups de coude dans la colone vertébrale de Matsui NDT)
Pele: C’est clair, et à côté de ça alors que je pesais 79kg, Matsui lui en faisait 89kg. T’es lourd et tu combats un mec plus lourd c’est ok ! Mais quand tu es très léger, dans la catégorie des 70kg, et que tu fais face à un mec lourd, c’est pas la même chose ! Je tiens vraiment à souligner ça, parce qu’il y a des gens qui ne savent pas.
Et finalement c’est quoi Matsui ? Un mec pas très fûté sur le ring, mais avec beaucoup de volonté et de cardio. Après cette histoire je lui ai envoyé mon élève Murilo Ninja, parce qu’il avait lui aussi beaucoup de cardio et de volonté, mais lui était talentueux !



- Très tôt durant le combat, après l’avoir touché avec de bonnes frappes, vous êtes allé au sol et avez presque finalisé Matsui. Si vous le combattiez aujourd’hui, vous resteriez debout pour le punir à la place d’aller au sol ?
Pele: Je peux répondre à toutes les demandes d’un combat, debout ou bien au sol. Mais j’aime combattre debout. Quand je l’ai touché avec mes genoux, si j’avais continué avec deux penalties l’arbitre aurait arrêté le combat… Tu sais, j’étais bien préparé mais trop léger. Maintenant je combats un peu plus lourd.

- Il vous reste un combat au Pride FC. Est-ce vrai que vous étiez sur le point de combattre au Pride 16, mais qu’ils n’ont pas réussi à vous trouver d’opposant ?
Pele: Ils ont contactés beaucoup de gens. Ils n’ont trouvé personne.

- N’est-ce pas frustrant de s’entraîner si dur pour finalement ne pas combattre ?
Pele: Bah, pas de problème. On avait Wanderlei qui combattait, plein d’athlètes avait besoin de combattre. Je veux maintenant aider Nilson de Castro a revenir au combat. Il a été out pour un temps, mais je lui ai dit qu’il devrait combattre avec nous. Il est très fort ; très talentueux. Bref nous avons beaucoup de gens très talentueux qui peuvent combattre, pendant ce temps moi je continue à m’entraîner.

- Y a t’il des chances que vous combattiez au Pride 17 ? Peut-on espérer revoir Pelé dans une organisation ?
Pele: Pour le show de Novembre ils ne m’ont rien dit, à côté de ça je n’aime pas m’entraîner brusquement pour un combat. Mais ils m’ont dit que pour Décembre j’allais combattre.(en fait ce combat allait avoir lieu en Février 2002, contre Carlos Newton qui soumit Pelé par clé de bras NDT).

- Qui voudriez-vous combattre au Pride, ou dans n’importe quelle organisation?
Pele: Tout le monde! Tout le monde! Et bien, je voudrais combattre un professionnel qui vaudrait le coup pour moi et qui me résisterait… c’est Dan Henderson.
Je crois que ce serait un grand combat. C’est un dur à cuir : il va au charbon ! Je crois que ce serait génial !

- Qui pensez-vous être les meilleurs combattants au Monde, actuellement ?
Pele: Actuellement c’est Wanderlei Silva! Il au top!



- Au dernier Pride, votre élève Murilo Ninja a donné un grand spectacle en battant Daijiro Matsui. N’y avait il pas une quelconque motivation dûe au fait que Matsui vous avait battu dans le passé ? Et que peut on attendre de Ninja dans le futur ?
Pele: Je lui ai dit que depuis que j’avais perdu contre Matsui, je devais me venger. Ninja est sur le point de devenir le meilleur combattant du monde, c’est sûr ! Quand il est venu me rencontrer, il m’a dit qu’il voulait devenir combattant pro. Alors je lui ai dit : « Tu es sur le point de devenir le meilleur combattant du monde, est-ce que tu es prêt ? » Je vais faire de lui le meilleur combattant du Monde !

- Il montre régulièrement de belles choses au sol !
Pele: Mon Dieu! Il adore le Jiu Jitsu. Il a fait plein de tournois… Il mange même avec son kimono ! [rires] On aime le Jiu Jitsu ici, tout le monde est passionné. Si des gens ne nous aiment pas trop, c’est parce qu’il y a des gens qui restent sur leurs positions, et qui ne peuvent exister aux côtés de guerriers comme nous ! Y’a des mecs qui viennent à la Chute Boxe et ne veulent qu’une partie de l’enseignement, qui veulent faire du NHB sans les frappes ! [rires]
Ils trouvent que tout est dur et qu’on prend des libertés! Attends une seconde, après nous (les gens du Jiu jitsu Brésilien NDT) ils ne peuvent pas faire ça ! [rires] J’entraîne Ninja depuis 3 ans maintenant, et j’ai un autre étudiant qui arrive, Carioca ! Il habite avec moi, et il s’entraîne avec moi depuis 6 ans maintenant ! Il pèse autour des 67kg, et il va commencer en NHB pro au Meca World !

- Il y a une formidable union à la Chute Boxe, et vos combattants partent combattre partout dans le monde. Pensez-vous que cette union soit le secret de ce succès ?
Pele: C’est clair ! Nous avions un rêve depuis tout petits... s’entraîner, être les meilleurs du monde ! Et ça a continué jusqu’à aujourd’hui! Et il y a aussi l’organisation! Nous sommes plus qu’une famille on peut presque nous appeler un gang! Rudimar est le n°1, puis c’est Rafael Cordeiro le plus important. Après tout le monde est traité pareil. Ici tu fais une erreur tu seras puni! Pour de vrai! Qui tu es, quel âge tu as, ça n’a aucune importance. Le respect est la clé de tout à la Chute Boxe.



- Et tout le monde s’entraîne avec tout le monde là-bas… un entraînement qui ressemble à du vrai NHB ..
Pele: Et c’est pour ça que je suis bien content d’être là à parler avec vous! [rires] J’étais supposé m’entraîner avec Anderson Silva aujourd’hui! Il est super fort en boxe! C’est dingue. [rires] Son surnom c’est "Jab." Son jab est comme un direct, ça fait très mal ! Il est très talentueux. Dans le passé, il fut 2 fois mon adversaire dans des combats de Muay Thai. Ces 2 combats, c’est moi qui les ai gagné. Mais dans l’un des 2, il dominait complètement le match. C’est alors que je lui ai mit un knockdown, et l’arbitre a commencé le comptage. C’est comme ça que j’ai gagné. C’était du temps où il s’entraînait avec Noguchi, il avait reçu sa ceinture noire en Muay Thai de ce maître.

- Je n’ai pas eu la chance de voir le combat d’Anderson contre Hayato Sakurai, mais il est vraiment impressionnant…
Pele: Je l’ai vu durant le dernier Pride FC, et y’avait également Sakurai dans la salle. Il n’a jamais jeté un œil vers Anderson. Tu comprends ce que ça veut dire ?

- Sakurai aurait pu aussi bien être ton opposant, et il y a toujours ces rumeurs sur vous qui affronterais Frank Trigg ...
Pele: Ouais, j’ai entendu parlé de ça. J’ai beaucoup entendu parler d’un combat entre nous deux mais je connais rien de ce mec. Mais je crois que ça peut arriver.



- Etes –vous ceinture violette de JJB ? Comment se déroule votre travail au sol maintenant ?
Pele: Je suis ceinture violette, et je suis sur le point de prendre la marron. Je reprend l’entraînement avec le GI (kimono NDT) demain ou après demain. Je veux m’entraîner dur pendant 6 mois. Je ne garde pas toujours mon gi, il devient vite sale. Tout le monde m’appelle le mécanicien ! [rires] Un jour je serai ceinture noire de JJB. Je m’en fous de si ça prend un million d’années, mais je le serai un jour! Et je m’entraîne avec “Musclor” aussi en lutte, il nous apprend de nouvelles techniques.

- Comment se passe votre prépa physique ?
Pele: Je cours, je m’entraîne, je soulève des poids, je nage, un peu de tout.

- Wanderlei Silva, votre partenaire d’entraînement (qui disait que le seul homme qui le mettait complètement à l’amende malgré la différence de poids à l’entraînement, c’était Pelé – NDT), est sur le point de recombattre une 2e fois Sakuraba en Novembre au Pride FC. Comment va se passer le combat cette fois, à voitre avis ?
Pele: Wanderlei est sur la bonne voix. Il est très fort ; il est au top maintenant. Il va gagner. Là où Wanderlei frappe, il vous détruit !

- Votre maître Rudimar Fedrigo a organisé le MECA World Vale Tudo à Curitiba. Vous avez déjà combattu dans cet événement, contre "Diamante Negro" que vous avez balayé. Allez-vous recombattre là-bas dans le futur ?
Pele: Bien sûr ! Le Meca c’est super ! Dès que le maître m’appelle j’y vais. L’an dernier on a eu plein d’événements du Meca, et ça donne des chances de se faire voir, de combattre. C’est super !

- Pensez-vous que la Hollande est le pays n°1 en Muay Thai au Monde ?
Pele: J’admire beaucoup les Thailandais. Mais avec les gars qu’on a ici, je suis sur le point de changer d’avis. Katel a très bien combattu en Thailande, et ce n’est pas le meilleur boxeur Muay Thai que nous avons ici, alors qu’il est déjà super! Donc je pense qu’on est meilleurs.



- Continuez-vous a penser combattre en Muay Thai ouau K-1 ?
Pele: Le K-1 c’est pas pour moi parce que je suis trop léger. J’aurai besoin de beaucoup d’années pour devenir un lourd. Mais en ce qui concerne le Muay Thai c’est clair que oui.

- Quelles sont vos projets pour l’avenir, Pelé ?
Pele: Je veux me faire plein de thunes, pour aider ma famille et pourvoir à la vie de mon fils. Ce n’est qu’à ça que je pense maintenant. Dans le futur je veux manger des athlètes et m’occuper d’eux, et aussi quand j’aurai finit ma carrière, je veux faire des films et être acteur aux USA ! J’ai déjà parlé de ça Stephen Quadros, et je veux qu’il soit mon manager dans le domaine du cinéma.

- Voudriez-vous que votre fils suive vos traces et devienne un combattant ?
Pele: Pas de doutes là-dessus ! C’est inévitable. Il sera un champion ! Sa bourse est aujourd’hui à 500 000 $ [rires]. Il a déjà la taille d’un bébé de 14 mois, et pèse comme un bébé de 11 mois ! [rires].

- Un message pour vos fans de par le monde, Pelé ?
Pele: Je veux dire à mes fans que je suis toujours attentif a rester un vrai guerrier, et j’espère qu’ils ne m’oublieront jamais ! Je ne veux pas vivre comme un inconnu, je veux vivre quelque chose de remarquable. Dans 100 ans, je veux que des gens entrent dans une académie et voient ma photo, et qu’ils se rappellent quel guerrier j’étais, combien j’ai combattu avec mon cœur et pour les fans.

- Merci beaucoup pour l’interview ! Ca a vraiment été un grand plaisir !
Pele: Je veux passer le bonjour et envoyer un gros baiser à ma famille ! Merci beaucoup ça a été super !



The End



Hightlights 1 de Pelé:
http://www.youtube.com/watch?v=U9aYAqaeQic

Hightlights 2 de Pelé:
http://vimeo.com/10673132
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http://myspace.com/arthurcauras
El Fenomeno



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MessageSujet: Re: Interview de José "Pelé" Landi-Jons (2001)   Lun 18 Oct 2010 - 17:39

excellent j'ai adorer plus c'est long plus c'est bon.

merci a toi
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MessageSujet: Re: Interview de José "Pelé" Landi-Jons (2001)   Mar 19 Oct 2010 - 21:30

J'adore ce type ! Merci pour cette excellente interview !
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MessageSujet: Re: Interview de José "Pelé" Landi-Jons (2001)   Aujourd'hui à 9:34

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Interview de José "Pelé" Landi-Jons (2001)
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